vendredi 19 mars 2010

Qui a dit que les spectateurs ne sont pas des critiques de valeurs ?

Analyse du film d'Alexandre Messina par un spectateur cinéphile...

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<< Amateurisme? Les marais sont ceux de l'âme, impossible de se tromper !
Le film s'ouvrant et se fermant sur la scène du fantasme, Axelle y prenant entre temps la place de Juilliette, ce n'est plus le corps qui s'y exhibe mais le crime, passation scellée par un baiser donnée par cette dernière : c'est Axelle qui donnera un sens au crime, l'endossera (tuer le père), Axelle qui l'air de rien porte l'Histoire de l'humanité oui sur ses épaules. Les plans sont donc serrés (c'est pas un film touristique sur le marais poitevin qui lui est au singulier).

Fidèlement au titre et au projet du film les différences de traitement entre scènes oniriques et scène réalistes sont gommées au possible ( Shutter Island applaudi par la critique résout ainsi ce problème : onirisme = grand guignol où tout est permis = poubelle de l'Histoire).

L'improvisation : ''c'est JUSTE trop bon '', ce n'est pas dans la parole (Juilliette est l'enfant narcissique mue par le principe de plaisir (immédiat) qui se montre, s'exhibe) que les crimes trouveront sens, mais par la musique (l'accord juste des deux corps, des deux filles qui tâtonnent à se trouver, le ton juste, l'impro justement), le chant et la lumière (le sacré retrouvé, très beau travail sur la lumière, les profils enluminés, le clair obscur !).

Pourquoi ce silence méprisant à propos de ce film ? Pas les bons réseaux et puis tout simplement la jalousie: comment ce mec sans le sou, sans star a-t-il osé ? Les ambitions du film jouent même contre lui ( se prend-il pour un auteur?) et puis, pour une fois, qu'on est sûr de taper sur quelqu'un sans risque de représailles immédiates (les critiques n'osent plus émettre de réserves sur les valeurs établies) etc. bref des raisons minables.

Mais que le réalisateur se rassure, avec le temps le film sera enfin vu, réellement vu.
à bientôt j'espère

jean >>

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